Une conception 3D pensée à tous les niveaux.
Toute la définition du produit tient dans un assemblage paramétrique FreeCAD : hélice aux bords dentelés, carter, arceau, socle — et l'électronique réelle, modélisée d'après les mesures de l'étape Composants. Une seule maquette numérique fait référence, et toute modification s'y propage d'elle-même.
De cette étape cruciale découlent toutes les suivantes : simulations, mise en plan, impression 3D, assemblage, rendus et animations. Chacune réclame sa propre version du modèle — jeux de fabrication sur les pièces à imprimer, l'intégralité des composants pour les rendus même ceux qui ne servent à rien mécaniquement, géométrie simplifiée et contacts fusionnés pour que les solveurs maillent. Toutes dérivent de la même source : quand l'assemblage change, les versions suivent.
En savoir plus — cliquez une sous-étape
01L'assemblage paramétrique
Chaque pièce est modélisée dans FreeCAD et assemblée dans un arbre paramétrique unique : l'hélice et son moyeu fileté, le carter, l'arceau, le socle et son capot — mais aussi l'électronique réelle de l'étape Composants, importée en STEP et positionnée au millimètre : ESP32, potentiomètre, interrupteur, jack d'alimentation, roulements standard.
Bien paramétré, un assemblage n'est pas un dessin figé mais une règle de construction : les cotes qui comptent sont nommées une fois, et chaque pièce s'y réfère au lieu de les recopier. Modifier un diamètre d'hélice ou une épaisseur de carter régénère alors tout le reste, contraintes comprises — quelques secondes de recalcul au lieu d'une journée de reprise, sans cote oubliée en chemin. Encore faut-il que l'arbre tienne : les fonctions s'appuient sur des références stables plutôt que sur des faces désignées au hasard, pour éviter l'écueil classique de la CAO — le fichier qui part en erreurs dès qu'on remonte modifier une cote du début. C'est ce qui rend l'itération bon marché, et ce qui a permis de reprendre le jeu pale-carter — paramètre critique identifié à l'étape Recherche — autant de fois qu'il l'a fallu.
02Un modèle, quatre versions
Chaque étape suivante réclame sa propre déclinaison du produit. L'impression 3D veut des pièces séparées, orientées, avec les jeux de fabrication appliqués — jusqu'à la variante de carter adaptée au TPU. Les simulations veulent l'inverse : détails cosmétiques supprimés, contacts fusionnés, volumes utiles seulement, pour que le maillage passe et que le solveur converge. Les rendus et l'animation veulent tout, y compris les pièces qui ne servent à rien mécaniquement mais se voient à l'image. La mise en plan, elle, veut le modèle nominal, coté.
Ces quatre versions sont dérivées de la même source paramétrique, jamais redessinées à la main : quand l'assemblage change, chaque déclinaison se régénère. C'est ce versionnage discipliné qui évite qu'un jour la pièce simulée, la pièce imprimée et la pièce filmée racontent trois histoires différentes.
03Du 3D à la mise en plan
La fabrication ne se nourrit pas de jolis rendus : elle exige des plans. L'atelier TechDraw de FreeCAD produit les mises en plan cotées directement depuis l'assemblage — ici le socle et son bras : rayons, perçages, hauteurs, tube de 150 mm, à l'échelle 1:1, cartouche compris.
C'est la quatrième déclinaison du modèle, et la plus exigeante : comme tout dérive de l'assemblage paramétrique, une cote modifiée en amont met à jour la feuille — le plan ne peut pas dériver de la pièce.