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Lecture rapide

Une seule chaîne, du maillage jusqu'au choc.

Nous sommes partis de la CAO du ventilateur, avons construit puis convergé le cas OpenFOAM, et extrait une première lecture acoustique du produit.

La même étape croise ensuite trois physiques — écoulement, acoustique et structure — avec un point nominal lu à 2 000 tr/min, puis une vérification modale qui repousse la première coïncidence 1X vers 2 950 tr/min environ.

< 37 dB(A) niveau sonore cible retenu au point nominal
2 000 tr/min point de fonctionnement simulé pour la lecture aéroacoustique
2 000-2 950 tr/min plage séparée du mode 1 en lecture 1X, soit environ 950 tr/min de réserve
3 physiques croisées dans la même étape : écoulement, acoustique, structure

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01CAO & exports

La géométrie a d'abord été simplifiée pour rester maillable et robuste numériquement. Nous avons séparé ce qui devait alimenter OpenFOAM — surfaces et volumes utiles au calcul d'écoulement — de ce qui servirait ensuite aux études mécaniques et vibratoires.

Point de départ : vue FreeCAD de la CAO avant simplification, séparation des volumes utiles et exports vers les solveurs.

02Maillage

Nous avons monté un dossier de simulation dédié sous OpenFOAM v12 avec une interface glissante AMI autour du rotor. Le maillage final s'appuie sur un snappyHexMesh hexa-dominant, raffiné autour des pales, du carter et du sillage, jusqu'à environ 1,95 million de cellules sur le cas aéroacoustique exploratoire.

Maillage hexa-dominant avec raffinement local autour du rotor, du carter et de l'interface AMI.

03Convergence

Avant de parler bruit, il a fallu faire converger proprement l'écoulement. Cette première phase a servi à stabiliser le jet annulaire, le sillage du moyeu, les structures tourbillonnaires et les efforts aérodynamiques sur les pales, afin de disposer d'un régime quasi périodique exploitable.

Cette coupe d'écoulement sert à lire le jet, le sillage et les zones de recirculation avant l'interprétation acoustique.

04Calcul aéroacoustique

Une fois l'écoulement établi, nous avons poursuivi avec un calcul URANS k-ω SST sur maillage glissant AMI, puis une extraction acoustique par analogie de Ffowcs-Williams & Hawkings, avec plusieurs observateurs placés à 1 m autour du ventilateur.

Lecture locale du chargement de pression sur les pales après convergence de l'écoulement.

05Résultats & lecture

Le post-traitement met en évidence les composantes tonales du ventilateur : la fréquence de passage des 5 pales autour de 126 Hz et ses harmoniques, ainsi que leur directivité selon les observateurs. Cette première signature sert de référence pour orienter les validations acoustiques à venir, plutôt que de s'arrêter à une intuition de design.

Post-traitement acoustique : lecture des composantes tonales et surveillance de la fréquence de passage des pales.

06Modale & choc

En parallèle du CFD, nous avons repris la CAO pour produire des exports STP dédiés aux calculs mécaniques : une étude modale du carter — premier mode autour de 49,2 Hz — puis une simulation de choc pour localiser les zones sensibles, notamment sur le carter cylindrique et les raccords.

Étude modale : premier mode propre du carter autour de 49,2 Hz.
Zone la plus sollicitée lors du choc oblique : les raccords à renforcer.
Champ de déplacement après impact : amplitude dynamique globale du carter.

07Lire un mode propre

Les images modales amplifient la déformation pour la rendre lisible : à l'échelle réelle (×1), le mode est invisible ; à ×80, le carter semble s'ouvrir. C'est un facteur de lecture, pas un déplacement réel — et cette honnêteté de visualisation fait partie du livrable.

La carte des fréquences résume l'essentiel : sept modes calculés face aux raies d'excitation du moteur à 2 000 tr/min. Le premier mode (49,2 Hz) laisse une marge confortable sur la rotation (33,3 Hz) ; le troisième (131,9 Hz), voisin de l'harmonique 4X (133,3 Hz), est identifié et surveillé.

Le même mode 1 à l'échelle réelle (×1) : la déformation est invisible à l'œil nu.
Amplifié ×80 : la forme du mode devient lisible — un outil de lecture, pas un déplacement réel.
Sept modes calculés face aux raies d'excitation à 2 000 tr/min : marge nette pour le mode 1, vigilance sur le mode 3, voisin du 4X.